Poulet tandoori

16 août 2026

Un grand classique indien : du poulet mariné au yogourt et aux épices, grillé jusqu’à être juteux, parfumé et légèrement fumé.

Préparation 15 min
Cuisson 30 min-1 h
Temps total 45 min-1h15
Portions 8
Difficulté Intermédiaire
Cuisine Indienne
Plat principal
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Poulet tandoori

Un grand classique indien : du poulet mariné au yogourt et aux épices, grillé jusqu’à être juteux, parfumé et légèrement fumé.

Poulet tandoori
Préparation
15 min
Cuisson
30 min-1 h
Temps total
45 min-1h15
Portions
8
Difficulté
Intermédiaire

Ingrédients

  • 800 g-1 kg (2 lbs) de poulet sans peau, désossé ou non (env. 4 poitrines, 10-12 hauts de cuisses ou 1 petit poulet entier) ;
  • 1 c. à thé de poudre de piment rouge (du Cachemire de préférence) ;
  • Le jus d’un citron ;
  • ½ c. à thé de sel ;
  • ½ t. de yogourt nature, style grec (sans émulsifiant, épaississant ou gélatine) ;
  • 2 c. à thé de purée de gingembre ;
  • 2 c. à thé de purée d’ail ;
  • 1 c. à thé de poudre de piment rouge (du Cachemire de préférence) ;
  • ½ c. à thé de garam masala moulu ;
  • 1 c. à thé de sel ;
  • 2 c. à thé d’huile de moutarde ou autre huile végétale;
  • 2 c. à soupe de beurre, fondu.

Préparation

  1. {"Boucherie:"=>["Si vous utilisez un poulet entier, coupez-le en 8 morceaux (pilons, hauts de cuisses, pointes de poitrines et hauts de poitrines avec l’aile). Afin d’améliorer la pénétration de la marinade et d’accélérer la cuisson, faites des incisions jusqu’à l’os dans les parties épaisses des pilons, des cuisses et des poitrines.", " Si vous utilisez du poulet désossé, coupez les demi poitrines en 2. Pas besoin de faire des incisions. Vous pouvez laisser les hauts de cuisses tels quels (également sans incision)."]}
  2. Placez les morceaux de poulet dans un grand bol avec une « saumure » faite de jus de citron, de sel et de poudre de piment et réservez.
  3. Assemblez le reste des ingrédients de la marinade dans un autre bol et incorporez-la au poulet. Laissez mariner de 30 min. à une nuit.
  4. Préchauffez votre barbecue au maximum (si vous les faites au four, faites-le préchauffer à 450°F).
  5. {"Faites cuire le poulet:"=>["Nettoyez, puis huilez la grille du barbecue, placez les morceaux dessus, baissez le feu à moyen. Pour des morceaux de poulet désossés faites cuire env. 10-15 min. le couvercle fermé, retournez et faites cuire un autre 10-15 min. Pour des morceaux de poulet avec os, visez plus env. 20 min. par côté. Au thermomètre à viande, la température interne devrait être d’env. **74 °C (165 °F) pour la viande blanche** et je suggère **77 °C à 82 °C (170 °F à 180 °F) pour la viande brune** qui bénéficie d’une cuisson un peu plus longue pour bien l’attendrir.", "Si vous les faites cuire au four, placez les morceaux de poulet sur une plaque bien beurrée en une seule couche. Pour du poulet désossé, enfournez et faites cuire pendant env. 10 min. Retournez les morceaux et faites dorer l’autre côté un autre 10 min. supplémentaires. Si vous utilisez des morceaux de poulet avec l’os, enfournez pour 35-40 minutes."]}
  6. Dans les deux cas, badigeonnez le poulet avec le beurre fondu à la mi-cuisson, juste avant de le retourner et badigeonnez l’autre côté avant de le retirer du feu.
  7. Lorsque le poulet est cuit, placez-le dans un grand plat de service et servez-le avec du *naan* (le pain plat typique indien) ou du riz basmati et un assortiment de légumes coupés (tomates, concombres et oignons rouges) ainsi que des quartiers de citron.

Note

La poudre de piment du Cachemire (*kashmiri laal mirch* en hindi) est pratiquement impossible à trouver en dehors des épiceries indiennes spécialisées. Pour pallier ce problème j’en ai fait pousser moi-même il y a quelques années et mon plant a été extrêmement prolifique! Pour le remplacer, vous pouvez simplement utiliser du paprika de type hongrois (c.-à-d. non fumé) avec une toute petite touche de piment de Cayenne moulu. La purée de gingembre et d’ail (parfois individuellement, parfois ensemble) devrait être disponible(s) dans la section internationale de votre supermarché. Sinon (et personnellement, je trouve que c’est bien meilleur) je vous suggère d’utiliser du gingembre frais râpé à la *microplane* et de l’ail frais écrasé au presse-ail. Les purées de gingembre et d’ail indiennes contiennent souvent de l’acide citrique ou d’autres acidifiants pour la conservation et ça leur donne un mauvais goût. Tout comme l’ingrédient précédent, l’huile de moutarde devrait être disponible dans le rayon international de votre supermarché. Cela dit, au Canada, l’huile de moutarde traditionnelle, en raison de sa teneur élevée en acide érucique, n’est pas commercialisée comme huile alimentaire et vous retrouverez donc souvent la mention « pour usage externe seulement » sur l’étiquette. Elle est néanmoins traditionnellement utilisée comme huile de cuisson dans plusieurs cuisines d’Asie du Sud. Ici, mieux vaut toutefois respecter l’usage indiqué sur l’étiquette. Si vous n’en trouvez pas, le meilleur substitut, à mon avis, est l’huile de canola extra-vierge pressée à froid de la [Maison Orphée](https://maisonorphee.com/products/huile-de-canola-vierge-biologique). L’odeur et la saveur sont pratiquement identiques.

La cuisine bleue — lacuisinebleue.com

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Un autre cadeau à vous de moi

Pour célébrer en grandes pompes à la fois mon anniversaire et le nouveau look de La cuisine bleue, cette semaine, j’ai une belle série de trois recettes indiennes que j’aime beaucoup à vous faire découvrir. Vous les connaissez toutes sûrement, puisque ce sont des grands classiques. Je ne vendrai pas la mèche tout de suite et ne les listerai pas toutes ici. Je préfère vous les laisser découvrir une à une.

La première recette du lot est parfaite pour les soupers au barbecue de la période estivale. Il était bien temps que je vous en donne une avant que les enfants ne retournent à l’école et que l’automne ne se pointe le bout du nez! Aujourd’hui on va donc faire du poulet tandoori. Ce plat de poulet est juteux et parfumé à souhait. En plus, il sera également légèrement fumé si vous avez un grill au charbon. Sans trop vous aguicher avec ce qui s’en vient, vous allez aussi raffoler de ce qu’on va faire avec les restes.

Ma rencontre avec le poulet tandoori

En grandissant, dans le Saguenay–Lac-Saint-Jean des années 1990-2000, la cuisine indienne y était complètement inexistante. Il y avait très peu d’immigrants de cette région du monde et donc aucun restaurant. En plus, je ne sais vraiment pas comment cette cuisine extrêmement parfumée aurait été reçue alors que les gens de la génération de ma mère tolèrent à peine le poivre noir.

Tout ça pour dire qu’à part les mentions dans les livres et magazines de cuisine de ma mère, je n’ai eu aucun contact avec la cuisine indienne avant tard dans mon adolescence. Je m’en souviens très bien. C’était l’été 2002, j’allais avoir 17 ans. Le frère benjamin de ma mère, Guy, était venu nous visiter seul pour voir Mamie qui était en résidence de soins palliatifs.

Contrairement à d’habitude, il était venu en autobus et ma mère, ma sœur et moi étions allés le reconduire à La Tuque pour son périple de retour. En chemin, il a eu l’idée de nous amener avec lui à Montréal pour quelques jours. L’excitation était à son comble! Un voyage surprise dans la métropole! Il y avait cependant un problème majeur: j’étais censé travailler. En effet, tous les jours de tous les étés depuis mes 11 ans, mon père m’a condamné au travail forcé au commerce familial. En tant que galérien, je n’avais le droit de rien faire d’autre de mon temps. Ma mère avait dû passer une bonne demi-heure à la cabine téléphonique QuébecTel du centre-ville de La Tuque pour tenter de le convaincre de me laisser partir quatre ou cinq jours. Il avait tellement été dur à convaincre qu’on a failli manquer l’autobus! J’en avais les larmes aux yeux. Je me rends compte aujourd’hui à quel point ce scénario était anormal.

Enfin bref, on n’est pas ici pour parler de mes relations parentales, on est ici pour parler de poulet tandoori. Parmi les activités que nous avions faites, après une longue journée à avoir parcouru la deuxième plus grande ville francophone du monde à vélo, nous étions allés nous rassasier pour souper dans un restaurant indien. Ma soeur et moi ne tenions plus en place. En entrant dans le resto, nous avions été tellement charmés par une ambiance telle que nous n’en avions jamais vue avant: des rideaux rouges sombres, une lumière tamisée et, partout, des éléphants et autres décorations dorées en laiton. Partout dans l’air régnait le parfum des épices. je n’avais jamais senti quelque chose comme ça avant. Je ne me souviens plus des autres plats que nous avions commandés, mais je sais que j’avais insisté pour goûter à du poulet tandoori, puisque j’avais vu cette recette dans l’un des premiers livres de cuisine asiatique que je m’étais acheté quelques semaines auparavant en prévision de mon départ en appart. Quand la nourriture est arrivée, j’ai été tellement surpris par la couleur rouge vif de la marinade sur la viande. Et le goût! Je n’avais jamais rien goûté de tel auparavant. Je ne sais même pas comment mon cerveau de néophyte a fait pour ne pas être submergé par autant de stimuli olfactifs et gustatifs.

Je savais une chose, il fallait que je reproduise cette recette lorsque je vivrais seul (je savais que le reste de la famille n’aimerait vraiment pas).

Je me souviens également très bien de la première fois que j’ai préparé du poulet tandoori. C’était pendant ma première ou deuxième année au Cégep de Chicoutimi. J’avais donné mon nom pour participer à l’animation de la finale régionale Est-du-Québec de Cégep en spectacle. Avant l’animation j’avais invité mon amie Marilyn à souper chez moi. Je nous avais préparé du poulet tandoori et du riz pilaf aux épices. J’avais fait mon propre mélange de garam masala que j’avais moulu à la main avec mon pilon et mortier japonais (vraiment pas le bon outil pour la tâche!). Ce fut un échec monumental! J’avais mis beaucoup trop de piments forts. C’était complètement immangeable. Par chance les éclairs au chocolat que j’avais fait pour dessert ont sauvé la soirée. Nous avons ri longtemps par la suite! Au moins, on n’a pas été pris de malaise pendant la soirée d’animation. Ç’aurait été gênant.

Avec le temps, j’ai amélioré ma technique (et ma recette!) et maintenant que j’habite une ville où je peux me procurer les ingrédients appropriés, je vous jure que mon poulet tandoori est absolument délicieux. J’espère que vous l’aimerez.

Histoire de la recette

Qu’est-ce que le poulet tandoori?

Avant d’aller plus loin, il faudrait d’abord définir ce qu’est le poulet tandoori. Dans son expression la plus traditionnelle, c’est du poulet mariné au yogourt et aux épices dont la couleur rouge vient traditionnellement de la poudre de piment du Cachemire (il est courant aujourd’hui d’utiliser du colorant rouge, mais personnellement, je n’aime pas ça), enfilé sur de longues broches de métal, puis grillé au charbon dans un grand four cylindrique en argile nommé tandoor en hindi.

D’où vient-il?

Le poulet grillé au tandoor est un plat très ancien du sous-continent indien. On en aurait retrouvé des traces datant d’aussi loin que 3000 av. J.-C. (voir cet article dans The Economic Times). Cela dit, le plat actuel, tel qu’on le connaît avec sa marinade au yogourt, est extrêmement récent. Il date seulement des années 1940. Il aurait été inventé et popularisé par trois cuisiniers du restaurant Moti Mahal à New Delhi, Kundan Lal Jaggi, Kundan Lal Gujral et Thakur Das Magu. Ils étaient des Pendjabis originaires de Peshawar au Pakistan. Le plat a rapidement gagné la faveur populaire localement et s’est rapidement taillé une place sur les menus. Par contre, si le poulet tandoori a pour ainsi dire éclipsé tous les autres plats indiens préparés au tandoor, c’est en partie dû à sa présence à des événements prestigieux. Par exemple, Sanjay Gandhi, le fils d’Indira Gandhi et petit-fils du premier chef du gouvernement de l’Inde indépendante, Jawaharlal Nehru, en fit servir à son banquet de mariage dans les années 1970 (voir Moti Mahal’s Tandoori Trails). Quelques années avant, Jackie Kennedy en aurait même mangé à bord d’un vol Rome-Mumbai (voir le Los Angeles Times du 15 mars 1962, p. A6).

Du Pendjab à Montréal, puis jusqu’à ma propre cuisine, le poulet tandoori a fait pas mal de chemin. Heureusement pour nous, nul besoin d’un tandoor traditionnel pour en préparer une excellente version à la maison. Il est maintenant temps d’allumer le barbecue!

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La recette

तंदूरी चिकन (poulet tandoori)

Inspiré d’une recette de Sanjeev Kapoor

Pour 8 personnes - Préparation : 15 min. + marinade - Cuisson : 30 min-1 h (dépendamment de si vous utilisez du poulet désossé ou non)

Ingrédients

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Préparation

  1. Boucherie:

    a. Si vous utilisez un poulet entier, coupez-le en 8 morceaux (pilons, hauts de cuisses, pointes de poitrines et hauts de poitrines avec l’aile). Afin d’améliorer la pénétration de la marinade et d’accélérer la cuisson, faites des incisions jusqu’à l’os dans les parties épaisses des pilons, des cuisses et des poitrines.

    b. Si vous utilisez du poulet désossé, coupez les demi poitrines en 2. Pas besoin de faire des incisions. Vous pouvez laisser les hauts de cuisses tels quels (également sans incision).

  2. Placez les morceaux de poulet dans un grand bol avec une « saumure » faite de jus de citron, de sel et de poudre de piment et réservez.
  3. Assemblez le reste des ingrédients de la marinade dans un autre bol et incorporez-la au poulet. Laissez mariner de 30 min. à une nuit. PXL_20250718_221740515.jpg
  4. Préchauffez votre barbecue au maximum (si vous les faites au four, faites-le préchauffer à 450°F).

  5. Faites cuire le poulet:

    a. Nettoyez, puis huilez la grille du barbecue, placez les morceaux dessus, baissez le feu à moyen. Pour des morceaux de poulet désossés faites cuire env. 10-15 min. le couvercle fermé, retournez et faites cuire un autre 10-15 min. Pour des morceaux de poulet avec os, visez plus env. 20 min. par côté. Au thermomètre à viande, la température interne devrait être d’env. 74 °C (165 °F) pour la viande blanche et je suggère 77 °C à 82 °C (170 °F à 180 °F) pour la viande brune qui bénéficie d’une cuisson un peu plus longue pour bien l’attendrir.

    b. Si vous les faites cuire au four, placez les morceaux de poulet sur une plaque bien beurrée en une seule couche. Pour du poulet désossé, enfournez et faites cuire pendant env. 10 min. Retournez les morceaux et faites dorer l’autre côté un autre 10 min. supplémentaires. Si vous utilisez des morceaux de poulet avec l’os, enfournez pour 35-40 minutes. PXL_20250718_223944273.jpg

  6. Dans les deux cas, badigeonnez le poulet avec le beurre fondu à la mi-cuisson, juste avant de le retourner et badigeonnez l’autre côté avant de le retirer du feu. PXL_20250718_231341838.jpg
  7. Lorsque le poulet est cuit, placez-le dans un grand plat de service et servez-le avec du naan (le pain plat typique indien) ou du riz basmati et un assortiment de légumes coupés (tomates, concombres et oignons rouges) ainsi que des quartiers de citron.

Notes

La poudre de piment du Cachemire (kashmiri laal mirch en hindi) est pratiquement impossible à trouver en dehors des épiceries indiennes spécialisées. Pour pallier ce problème j’en ai fait pousser moi-même il y a quelques années et mon plant a été extrêmement prolifique! Pour le remplacer, vous pouvez simplement utiliser du paprika de type hongrois (c.-à-d. non fumé) avec une toute petite touche de piment de Cayenne moulu.

La purée de gingembre et d’ail (parfois individuellement, parfois ensemble) devrait être disponible(s) dans la section internationale de votre supermarché. Sinon (et personnellement, je trouve que c’est bien meilleur) je vous suggère d’utiliser du gingembre frais râpé à la microplane et de l’ail frais écrasé au presse-ail. Les purées de gingembre et d’ail indiennes contiennent souvent de l’acide citrique ou d’autres acidifiants pour la conservation et ça leur donne un mauvais goût.

Tout comme l’ingrédient précédent, l’huile de moutarde devrait être disponible dans le rayon international de votre supermarché. Cela dit, au Canada, l’huile de moutarde traditionnelle, en raison de sa teneur élevée en acide érucique, n’est pas commercialisée comme huile alimentaire et vous retrouverez donc souvent la mention « pour usage externe seulement » sur l’étiquette. Elle est néanmoins traditionnellement utilisée comme huile de cuisson dans plusieurs cuisines d’Asie du Sud. Ici, mieux vaut toutefois respecter l’usage indiqué sur l’étiquette. Si vous n’en trouvez pas, le meilleur substitut, à mon avis, est l’huile de canola extra-vierge pressée à froid de la Maison Orphée. L’odeur et la saveur sont pratiquement identiques.

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Bon appétit!